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Mis à jour : il y a 10 heures 40 min

Régler date et heure dans un ordinateur (BIOS)

lun, 06/16/2014 - 11:08

Si vous avez changé la pile usagée de votre ordinateur, il faut maintenant régler la date et l’heure.

Cela se fait dans le BIOS, le programme de démarrage de la machine qui se met en route avant votre GNU/Linux (ou tout autre OS). Le BIOS est incorporé dans la carte mère de l’unité centrale (le boîtier, la tour, que l’on désigne souvent comme «l’ordinateur»).

C’est tout simple. Clic sur les photos pour les agrandir et pour en savoir plus: Oh les images!

Le BIOS vous accueille

Vous mettez l’ordinateur en route et vous voyez un écran de ce genre. C’est l’écran d’accueil du BIOS:

Cet écran d’accueil ne reste visible que quelques secondes, donc il faut agir vite ou appuyer sur les touches [CTRL+ALT+Supp] pour redémarrer l’ordinateur. Mais si vous avez changé la pile, le BIOS de HP, donné ici en exemple, vous signale qu’un changement a été effectué et vous affiche la bonne commande pour accéder au BIOS.

L’image de l’écran, ainsi que les commandes indiquées en bas de l’écran diffèrent selon les cartes mères. Ici il s’agit d’un ordinateur construit par HP. Ici, la commande qui vous intéresse est: F1=Setup. En appuyant sur la touche [F1] du clavier, vous aurez accès aux différents réglages du BIOS.

Pour d’autres ordinateurs, ce sera souvent la touche [Supp] qui accède au BIOS.

Dans le BIOS

Vous voici donc dans le BIOS. Là aussi, il y a des différences selon les BIOS. Mais vous avez toujours des rubriques différentes, sous forme de listes ou comme ici sous forme d’onglets.

Dans le BIOS, vous ne pouvez pas utiliser la souris, mais seulement les touches du clavier.

Pour passer d’un onglet à l’autre, ou d’une liste à l’autre, ou d’un élément à l’autre, utilisez les touches de direction. Pour aller à l’onglet vers la droite, appuyez sur la touche de direction droite.

Date et heure

Vous voulez voir l’onglet intitulé «Principale»:

Déplacez-vous sur la bonne ligne, si besoin, «Heure du système» puis sur l’heure: si c’est en blanc, c’est que vous y êtes. Suivez les instructions données sur l’écran. Si vous vous trompez, revenez sur vos pas et recommencez.

Réglez l’heure à deux heures en moins pour l’heure d’été, une heure en moins pour l’heure d’hiver. Donc, s’il est 10 h du matin chez vous en ce mois de juin, réglez la date du système à 8 h. GNU/Linux saura vous afficher la bonne heure.

Passez à la date et modifiez-la en commençant par l’année, c’est en principe plus rapide.

Enregistrez les réglages

Quand vous avez terminé les réglages, appuyez sur la touche [F10] du clavier et confirmez que vous vous voulez enregistrer les changements. Mais suivez les indications de votre BIOS car la commande peut être différente.

L’ordinateur redémarre et si tout va bien, vous allez retrouver votre GNU/Linux.

Rappel: les entreprises qui collaborent avec la NSA

lun, 06/09/2014 - 12:56

Comme il est fort probable que la majorité des gens est en train de faire passer sous le tapis ce que Snowden nous a révélé, par l’intermédiaire de Glenn Greenwald, avec l’aide de Laura Pointras et du Guardian, et comme le livre de Greenwald est déjà sorti en traduction française, un petit rappel ne fera pas de mal. Tant pis si cela exaspère les gens qui refusent d’être conscients que la surveillance généralisée de tout le monde, partout et constamment, fait dériver nos démocraties vers le totalitarisme, même si les gouvernements eux-mêmes ne sont pas totalitaires.

Ces chers Google, Facebook, Apple, Micro$oft et compagnie

Les entreprises connues en France qui collaborent avec la NSA sont les suivantes (l’ordre dans lequel elles sont présentées n’a aucune signification, elles sont toutes aussi malfaisantes et nocives les unes que les autres) :
Google (et tous ses services dont Gmail et YouTube), Facebook, Yahoo!, Twitter, Micro$oft, Apple, Orange … La liste n’est ni complète ni close.

L’agent Orange

Orange est un service auxilliaire de la NSA car le FAI collabore avec les services secrets français qui collaborent avec le GCHQ (Government Communications Headquarters, Grande-Bretagne) qui collabore activement avec la NSA.
Orange est d’autant plus nocif que l’entreprise contrôle le réseau téléphonique (c’est FT qui l’a installé et qui le loue aux autres FAI) et qu’il est également un FAI. Il est donc dans une position de monopole. Les comptes de milliers d’utilisateurs d’Orange ont en plus été pillés à la suite de deux attaques.

En France, vos emails sont conservés chez votre FAI, si vous utilisez l’adresse de votre FAI, pendant 1 ou 2 ans (je ne sais plus la durée exacte), ce qui n’est pas le cas aux USA. Là-bas, c’est la NSA qui les intercepte, chez nous, ce sont les FAI qui peuvent les donner à la police. Ou dans le cas d’Orange, la NSA n’a qu’à se servir : tout est conservé sur les serveurs d’Orange, depuis un an ou deux.
Donc, quand vous supprimez un message envoyé ou reçu sur le serveur de votre FAI, il n’est pas supprimé du tout.

Espaces de liberté

Il serait temps d’aller voir ailleurs :

Dernières nouvelles : Nous attendons

Pas d’anti-spam aujourd’hui

ven, 06/06/2014 - 11:37

Nous essayons de nous passer des maths comme méthode pour arrêter les spams. S’ils reviennent, nous remettrons l’anti-spam. En attendant de voir si tout va bien, nous utilisons un autre anti-spam, plus classique. Autrement, le risque est que des spams apparaissent sur le site, ce qui est très déplaisant pour vous et nous. Il se peut que nous devions même empêcher la publication immédiate des commentaires pour éviter des spammeurs malins.

Pour en savoir plus, voyez notre page Contre les spams.

Installer Linux Mint sur une clé USB

mer, 06/04/2014 - 18:36

Nous avons l’habitude de faire des clés USB Live : il suffit d’«écrire» l’image d’une distribution de GNU/Linux d’une certaine manière sur une clé USB et nous pouvons essayer un GNU/Linux sans rien installer et sans toucher au système installé sur le disque dur de l’ordinateur.

Mais il peut être très pratique d’installer carrément un GNU/Linux sur une clé USB. Cela se fait de la même manière qu’une installation sur le disque dur. Ainsi, nous pouvons profiter d’un GNU/Linux sans toucher au disque dur mais comme si on travaillait sur un disque dur.

Il y a évidemment 2 grosses différences :

  1. Une clé USB a une capacité bien moindre qu’un disque dur
  2. Elle est beaucoup moins rapide, en particulier si elle est en USB2 ou même en USB3 et si vous n’avez qu’un port USB2 où la brancher.

Mais au moins, avec cette installation, vous pouvez mettre à jour votre GNU/Linux sur la clé USB et installer de nouveaux logiciels. Au contraire, une simple clé USB-Live, même avec un mode persistant, ne vous permet pas de mettre à jour votre GNU/Linux, mais simplement de conserver des documents ou des paramètres que vous avez modifiés.

Vous serez évidemment limités pour la place. Il ne s’agit pas de télécharger plein de gros documents.

Linux Mint ?

Nous avons choisi Linux Mint pour quelqu’un qui a un Mac OS X. Cette distribution convient bien car il y a tout ce qu’il faut et suffisamment de trucs pas libres qui contentent les gens mais sans les horreurs qu’on trouve dans certaines distributions bien pensantes.

Avec Linux Mint, un débutant en GNU/Linux ne risque pas d’être trop dépaysé.

Linux Mint, qui nous vient d’Irlande, a un bel avantage, à mon sens : l’environnement de bureau Cinnamon (= Cannelle) que je trouve très agréable. Personnellement, j’aime mieux les bureaux très légers comme JWM ou OpenBox ou plus sophistiqués comme Enlightenement. Il reste que Cinnamon, dérivé de Gnome, est une grande réussite. Félicitations à l’équipe de Linux Mint qui l’a fait. Profitez bien de ce bureau car il n’est pas sûr qu’il arrive à suivre les changements en cours, c’est sa faiblesse.

Linux Mint est dérivée d’Ubuntu et nous permet donc d’avoir accès à des tonnes de logiciels et d’échapper au bureau Unity qui est assez déroutant et plus adapté aux portables ou aux petits écrans et au spyware que Canonical a introduit dans Ubuntu (ouvertement, rien de secret, on peut le supprimer). Ubuntu me paraît aussi trop lourd.

Évidemment, j’ai installé Linux Mint deux jours avant qu’elle passe à la version 17 … Atchoum o_O — Ce sera l’occasion de faire une nouvelle installation sur un de nos GNU/Linux et de vérifier de cette manière si une installation faite en se servant d’un ordinateur avec GNU/Linux peut fonctionner sur un autre ordinateur, avec un autre GNU/Linux ou un autre système comme Mac OS X.

Matériel nécessaire
  • Il vous faut donc au moins une clé USB de 16 ou 32Go pour y installer GNU/Linux.
    En principe, elle est prête à l’emploi, même si vous l’avez déjà utilisée, tant que vous n’avez pas changé le système de fichiers car elle doit être formatée en FAT32. Tout son contenu sera complètement effacé au cours de l’installation
  • Il vous faut aussi soit une clé USB Live, soit un CD-Live, soit un DVD-Live avec dessus le GNU/Linux que vous voulez installer.

Pour Linux Mint, la clé USB doit être d’une capacité de 16Go ou 32Go au moins, et il vous faut un DVD car l’image ISO fait plus d’1 Go. Il n’y a guère qu’antiX et les différentes variétés de Puppy Linux qui peuvent être installés sur des clés de 4Go.

Il y a deux méthodes simples pour installer un GNU/Linux sur une clé USB :

  1. Installation à partir d’une clé USB Live : assez rapide mais quelques complications à prévoir au redémarrage sur l’ordinateur ;
  2. Installation à partir d’un CD Live : très lent mais cooool

Je commence donc par la méthode toute simple après un rappel de quelques logiciels utiles pour faire une clé ou un CD ou DVD Live. Il y a beaucoup de documentation à ce sujet. Allez voir la documentation d’Ubuntu-fr.org, par exemple.

Logiciels pour obtenir un support Live

Quand vous téléchargez une distribution GNU/Linux, vous vous retrouvez avec un fichier ISO. Avec Linux Mint :
linuxmint-17-cinnamon-dvd-64bit.iso

Il ne s’agit pas de le copier simplement sur un DVD ou une clé USB. Un fichier ISO est une image et une image est une sorte de wagon à accrocher au train pour pouvoir l’ouvrir et graver son contenu. En d’autres termes, il faut un logiciel de gravure capable de monter l’image et de graver le contenu en suivant l’arborescence d’origine incluse dans l’image. Rien à voir avec la gravure d’un millier de photos ou même d’un CD-audio.

Pour les CD et DVD

Sous GNU/Linux, des logiciels comme Xfburn ou Brasero ou le très sophistiqué K3b ont une option qui s’appelle en gros «graver une image disque».

Il existe aussi une commande très efficace à taper dans le terminal. Exemple :

xorriso -as cdrecord -v dev=/dev/sr0 -eject linuxmint-17-cinnamon-dvd-64bit.iso

Si besoin, allez voir Le terminal pour les débutants.

Pour les clés USB

Pour faire une clé USB live, un logiciel de gravure ne convient évidemment pas. Sous GNU/Linux, il y a un peu de choix de logiciels spécifiques :

  • UNETbootin qui existe pour des distributions GNU/Linux variées et pour Mac OS X (et pour M$Windows, je crois bien).
  • usb-imagewriter qui n’existe plus que pour les distributions Ubuntu et dérivées basées sur Precise Pangolin (12.04)
  • Suse Studio Image Writer que j’ai déjà utilisé dans une distribution GNU/Linux qui n’était pas OpenSuse mais qui est surtout utilisé chez OpenSuse
  • Une commande à taper dans le terminal

Voici la ligne de commande pour faire une clé USB-Live sous GNU/Linux. On imagine que vous êtes bien dans le dossier où repose l’image, bien sage, de Linux Mint et que votre ordinateur ne contient qu’un disque dur (sda) :

sudo dd if=linuxmint-17-cinnamon-dvd-64bit.iso of=/dev/sdb Méthode très simple mais lenteur de tortue

Pour cette méthode, prévoyez des heures mais vous aurez le loisir d’aller vous promener entretemps. La lenteur extrême vient du fait que nous utilisons deux périphériques lents :

  • Le lecteur/graveur de DVD est évidemment le plus lent ; pour cette expérience, il s’agissait d’un lecteur de 2009
  • Une clé USB2 n’est jamais bien rapide, ni non plus une clé USB3 branchée sur un port USB2
  • Comme c’est le lecteur qui doit pousser le DVD à envoyer 3Go de données vers la clé USB qui les accueille aimablement mais lentement, tout en les agençant, vous pouvez imaginer la lenteur de l’opération.

La première heure consiste à démarrer le DVD-Live et à paramétrer l’installation.

Démarrez le CD-Live

Au moins, un CD/DVD-Live démarre très bien sur OS X si vous appuyez sur la touche [C] du clavier au démarrage jusqu’à ce que le CD démarre sur Linux Mint.

Regardez et explorez

Une fois le DVD-Live arrivé à sa destination qui est l’affichage du bureau Cinnamon avec le fond d’écran de Linux Mint, vous pouvez explorer à loisir et lancer les nombreux logiciels qui sont déjà là : GIMP, LibreOffice. Le menu se cache en bas à gauche dans l’icône de Mint qu’il suffit de cliquer pour ouvrir tout le menu que je trouve très élégant et très clair. Tout est bien rangé par rubriques.

Vous ne pouvez faire aucune bêtise car le CD/DVD-Live est tout à fait indépendant de votre disque dur où sont vos documents. C’est juste un peu lent.

L’installation

L’installation ne présente aucune difficulté : une icône sur le bureau vous invite — double-clic et c’est parti paisiblement. Si vous n’avez jamais fait d’installation de GNU/Linux, trouvez de la documentation, ce n’est pas ça qui manque.

Deux points auxquels vous devez prêter une grande attention :

  • Vous devez veiller à bien installer Linux Mint sur la clé USB qui sera notée comme /dev/sdb (si vous n’avez qu’un disque dur qui est noté sda — il ne s’agit pas de détruire votre système
  • Vous devez installer le GRUB sur le MBR de votre clé, surtout pas sur le disque dur /dev/sda. Nous voulons garder notre clé USB indépendante de l’OS X.
    Voici une image à agrandir d’un clic pour bien voir la liste déroulante à modifier pour le GRUB, en bas de l’image (copiée chez je ne sais plus qui, merci à lui en tous cas).
Partitionnement

Si vous avez besoin de vous instruire au sujet des partitions, vous pouvez lire une introduction là-bas, Glo(u)ssaire IV : systèmes de fichiers, puis vous documenter plus précisément sur Ubuntu-fr.org (je dois mettre en ligne de vieux articles qui moisissent dans mes archives).

Choisissez le mode manuel ou «autre chose» dans la fenêtre précédent le partionnement autrement, Linux Mint vous conduit à sa guise. Ne faites que deux partitions, donc pas de partition /home, car la place est un peu comptée sur une clé USB de 15 Go :

  • sdb1 : / toute la capacité de la clé moins l’espace pour le swap.
  • sdb2 : swap — 512Mo suffisent largement si l’ordinateur a 1 ou 2Go de RAM.

Deux remarques pour finir :

  • Si vous oubliez, comme moi, de faire une partition SWAP, Linux Mint vous le signale.
  • Le système de fichier pour la partition racine (/) peut être ext4, comme sur un disque dur.
Lancez l’installation

Une fois que vous avez choisi votre fuseau horaire, votre nom, mot de passe et tout ça, et que l’installation commence, vous pouvez aller vous promener. Le DVD et la clé USB vont faire leur travail lentement mais sûrement, comme la tortue de La Fontaine.
Linux Mint passe en écran noir après une dizaine de minutes mais il continue à bosser dur et l’écran sort de sa veille profonde lentement sur le DVD-Live, quand vous appuyer sur une touche du clavier comme [Entrée]. Pas d’affolement.
Même si vous revenez, après avoir gambadé à votre aise, quand tout est déjà bien terminé, comme le lièvre de La Fontaine, GNU/Linux vous attend gentiment pour vous proposer de redémarrer l’ordinateur. Sortez-le d’abord de sa veille profonde, si besoin.

Méthode plus rapide mais moins simple C’est simple au début

Cette méthode d’installation de GNU/Linux sur clé USB remplace le DVD-Live par une clé USB-Live. Tout est donc semblable à la méthode précédente, en moins lent. Faites évidemment attention à ne pas confondre les deux clés, la clé Live et la clé disponible pour l’installation. En supposant qu’il n’y a qu’un disque dur dans l’ordinateur :

  1. La première clé (Live) sera /dev/sdb
  2. La deuxième clé sera /dev/sdc

Reportez-vous à la méthode précédente pour le partitionnement et l’installation de GRUB et adaptez les instructions puisque la clé où vous installez GNU/Linux est maintenant /dev/sdc.

Ça se complique au redémarrage (Oh GRUB !)

Pour le moment, ne pensons même pas à redémarrer sur un Mac OS X. Pour les impatients, c’est là : Faire démarrer GNU/Linux sur un Mac OS X (boot).

Redémarrons une clé USB avec un GNU/Linux installé à partir d’une clé USB-Live. Nous retirons la clé USB-Live quand GNU/Linux nous le dit au cours de la fermeture du système.
Il n’y a donc plus qu’une clé USB, celle où nous avons installé GNU/Linux. Elle est donc maintenant vue comme /dev/sdb et non plus comme /dev/sdc.
Donc, notre bon GRUB (GRand Unified Bootloader), le programme qui effectue le démarrage de GNU/Linux, lui, a enregistré ce que vous lui avez dit : c’est le périphérique sdc où je veux installer GNU/Linux et le GRUB. Donc ce bon vieux GRUB cherche Linux Mint sur /dev/sdc. Ah, il peut le chercher longtemps. Il jette l’éponge très vite : «Pas trouvé».

J’ai fait mon premier essai avec antiX qui utilise une ancienne version de GRUB qui est très simple à modifier. Il suffit de remplacer /dev/sdc par /dev/sdb.
Mais Linux Mint a adopté, comme la majorité des distributions GNU/Linux, GRUB2, qui est composé d’un tas de fichiers de configuration. Je pense qu’il faut modifier un fichier (device.map) et peut-être en faire un autre (40_custom) mais je ne suis pas très sûre de ce qu’il faut copier et écrire dans ce fichier.

Donc, je vais faire des essais dès que nous aurons choisi une grosse clé USB à acheter. Sur une clé USB de 4Go, je peux installer antiX qui est une plume mais pas une Lubuntu ni une Debian ou autre distribution avec GRUB2.

Conclusion mais sans fin

Sur un ordinateur avec GNU/Linux, vous devriez pouvoir démarrer votre nouveau GNU/Linux sur clé USB. Il faut parfois modifier le BIOS et au moins afficher le menu d’amorçage (= boot) du BIOS et choisir votre clé USB qui doit figurer avec le ou les disques durs. Une clé USB ne démarre pas aussi simplement qu’un CD.

Sur un Mac OS X, c’est plus délicat. Allez voir nos essais : Faire démarrer GNU/Linux sur un Mac OS X (boot).
Mais à présent, il faut installer de nouveau notre imprimante Brother sur nos quelques ordinateurs, suite à nos changements de GNU/Linux. À suivre (et l’imprimante et GRUB) …

Faire démarrer GNU/Linux sur un Mac OS X (boot)

mar, 06/03/2014 - 21:18

Apple me déplait profondément. C’est en fait une prison encore pire que M$Windows mais les utilisateurs ne voient pas qu’Apple est tout aussi néfaste que Google ou Facebook. Chez Apple, comme chez M$, les portes dérobées sont invisibles. Chez Google et chez Facebook, l’espionnage est plus visible. C’est la seule différence notable.

Le seul avantage du Mac OS X sur M$Windows, c’est que le premier est dérivé de Unix tout comme GNU/Linux et donc que certaines commandes sont communes aux deux systèmes. C’est ainsi que j’ai pu imaginer comment se dépatouiller avec les commandes ci-après.

À mon avis, il est absolument vain d’installer GNU/Linux à la place de Mac car le matériel est tout entier fabriqué et contrôlé par Apple. En revanche, un ordinateur sous M$Windows gagne à être débarrassé du parasite M$. Et en revanche, on peut s’amuser à utiliser GNU/Linux sur un Mac en l’installant non pas sur le disque dur mais sur une clé USB. C’est tout simple. Tant que GNU/Linux s’occupe de GNU/Linux, tout va bien. Quand on voudrait qu’Apple laisse la place à GNU/Linux, c’est là que ça coince.

Je vais donc essayer de faire démarrer une distribution GNU/Linux, en l’occurrence Linux Mint, sur un Mac OS X. Évidemment, une clé USB avec un GNU/Linux Live ou un GNU/Linux dûment installé, ne démarre pas sur Mac.

Heureusement, un type a fait un logiciel de démarrage, rEfInd, pour forcer Mac à accepter autre chose que lui-même. Que ce soit M$ ou Apple, les systèmes propriétaires détestent qu’on vienne déranger l’agencement de leur prison.

Ce programme peut s’installer sur une clé USB, ce qui permet de ne pas faire de bêtise sur le disque dur. En suivant les indications suivantes, vous ne ferez aucun dégâts. Le seul risque, c’est que ça ne marche pas.

Premiers pas
  1. Il faut d’abord découvrir où se cache le «terminal» dans votre OS X: c’est un logiciel du même nom mais, d’après mon souvenir qui remonte au tout début des années 2000, il est enfoui au fond d’un menu. Si vous ne le trouvez pas, pas la peine d’aller plus loin.
  2. Si vous avez trouvé le terminal, lancez-le d’un clic (= l’ouvrir) et laissez-le ouvert dans un coin du bureau (c’est une fenêtre pas très grande).
    Cet article peut être utile: Le terminal pour les débutants
  3. Branchez une clé USB, vierge ou dont le contenu peut être effacé sans dommage. Ne mettez pas la clé où LinuxMint a été installée :-/
    Oubliez la clé branchée. Vous la retrouverez plus tard.
    Si vous avez un autre truc branché sur un port USB (à part souris et clavier) débranchez-le. Il faut juste la clé USB (autrement, risque de confusion).
  4. Ouvrez Firefox et allez sur cette page sourceforge.net/projects/refind/files/0.8.1/
  5. Sur cette page, cherchez le fichier: refind-flashdrive-0.8.1.zip
  6. Il faut le télécharger: Clic sur le lien de ce fichier (et pas un autre). Ça passe sur une autre page et le téléchargement doit se faire: Firefox vous propose sans doute de le télécharger ou de l’ouvrir: cochez «Ouvrir» car votre Mac va ouvrir le fichier zip qui est comme un paquet: il y a dedans des fichiers qui seront dans un dossier.
  7. Votre Mac vous laisse le choix sans doute de mettre ce dossier où vous voulez. Mettez-le là où vous le retrouverez facilement, simplement avec tous vos dossiers principaux.
  8. Vous devez maintenant avoir un dossier /refind-flashdrive-0.8.1 qui contient un fichier important: refind-flashdrive-0.8.1.img
  9. Maintenant, retrouvez la fenêtre du Terminal et cliquez dedans. Il doit y avoir un curseur bien visible qui clignote ou non.
  10. Tapez dans le terminal: ls
    C’est un petit L et un petit S sans espace entre et sans rien après. Appuyez sur la touche [Entrée] du clavier
  11. Cette commande devrait vous afficher toute la liste de vos dossiers et fichiers, en ordre alphabétique. Vous devriez voir dedans le dossier /refind-flashdrive-0.8.1
  12. Si vous le voyez, tapez dans le terminal: cd ./refind-flashdrive-0.8.1 et appuyez sur la touche [Entrée] du clavier
  13. Vous voici dans le dossier ./refind-flashdrive-0.8.1
  14. Maintenant, la clé USB entre en scène. Il faut trouver son nom. Tapez dans le terminal: df -h et appuyez sur la touche [Entrée] du clavier
  15. Dans le tableau qui s’affiche, essayez de trouver la clé. La bonne ligne devrait commencer ainsi:
    /dev/disk1s1 15G

Une étape de franchie mais ne fermez pas le terminal, ce n’est pas fini. Tout commence, au contraire.

Faire une clé USB bootable avec rEFInd

Si vous avez bien trouvé /dev/disk1s1 vous pouvez taper dans le terminal:

dd if=refind-flashdrive-0.8.1.img of=/dev/disk1

Cette commande va tout effacer sur la clé USB. Donc, assurez-vous que vous n’avez pas tapé disk0, qui est votre disque dur.
Patientez jusqu’à ce que l’invite revienne. Peut-être votre mot de passe vous sera demandé. Tapez-le. Il ne s’affichera peut-être pas, c’est normal.

Voilà, encore une étape de franchie.

Démarrer l’ordinateur avec les deux clés

Vous pouvez retirer votre clé, avec prudence. Sous GNU/Linux, on clique sur «Démonter la clé», puis «Éjecter». Une clé retirée sans précautions risque de perdre ses données.

Le mieux est maintenant de fermer votre ordinateur

  1. Branchez la clé où est installé rEFind
  2. Branchez la clé où est installée LinuxMint
  3. Vous avez donc deux clés branchées, rEFind et LinuxMint.
  4. Démarrez l’ordinateur
  5. Avec un peu de chance ou beaucoup de chance, vous devriez voir une image comme celle qui figure sur cette page: rodsbooks.com/refind/using.html.
  6. Avec encore beaucoup de chance, vous devriez voir le logo LinuxMint. Si c’est le cas, allez sur le logo avec les touches de directions du clavier et appuyez sur la touche [Entrée] du clavier pour faire démarrer LinuxMint.

J’ai essayé ce programme, sous GNU/Linux, sur notre portable qui peut démarrer en UEFI au lieu du BIOS traditionnel et j’ai bien vu l’image. J’ai bien pu démarrer sur notre distribution installée, antiX. Je n’ai pas encore pu essayer avec une clé USB sur laquelle est installée un GNU/Linux.

Faites des essais de votre côté. Essayez au moins deux fois. Essayez aussi en appuyant sur la touche [Alt/Option] du clavier Mac (cherchez-là bien).

En attendant, je vais m’instruire au sujet de EFI, UEFI et tout ça qui sont source de grande confusion apparemment. Évitons déjà de confondre BIOS et UEFI, qui sont deux microcodes (=firmware) distincts.

Roderick W. Smith, The rEFInd Boot Manager — merci Roderick