Tiu / Tio

Tagon,

La différence entre «tiu» et «tio» apparaît très clairement dans le livre d'Ivy Kellerman, A Complete Grammar of Esperanto — voyez Apprendre l'esperanto avec Ivy Kellerman.

Au contraire, d'autres méthodes pour apprendre l'esperanto introduisent tio/kio tout de suite et on ne comprend pas du tout quand employer quoi. Le manuel d'Edmond Privat est particulièrement confus sur ce point. L'auteur sait évidemment de quoi il parle mais pas le débutant. (Voyez Apprendre l'esperanto avec Edmond Privat).

Ivy Kellerman parle seulement de tio/kio vers la fin de sa grammaire. En revanche, elle introduit «io», «iom» vers la leçon 44 (il y en a 60) et c'est une très bonne préparation à «tio/kio» qui viendront bien plus tard.

C'est dire que «tiu/kiu» est indispensable et que l'usage de «tio/kio» est en fait très circonscrit. Évidemment, dans une histoire comme Gerda (voyez L'esperanto avec Claude Piron), tio/kio apparaissent tout de suite et à répétition.

La comparaison entre les deux textes m'a bien fait comprendre la différence. Je trouve fantastique d'avoir inventé ces deux types de mots (qui peuvent être des adjectifs démonstratifs, des pronoms, des pronoms relatifs). Ces deux types n'existent pas en français ni en anglais.

«Tio/kio» est en somme une sorte d'indéterminé et «tiu/kiu» convient pour tout le reste (être humain, animal, objet).